Centre d'imagerie dignostique et interventionnelle sénologique, obstétricale et gynécologique

Echographie fœtale

  • Technique médicale indolore, l’échographie utilise des ultrasons sans danger pour les patientes et leur fœtus,
  • Selle s’applique aussi bien aux femmes enceintes et leur bébé qu’aux organes internes de la femme,
  • Elle est réalisée par voie abdominale ou vaginale (contrôle des structures gynécologiques internes) en 2D ou en 3D selon les structures à examiner,
  • Elle peut être complétée par une analyse des vaisseaux et de leur flux à l’aide d’un examen  Doppler.

Lors de votre examen : le médecin interprète les images et vous communique ses premières impressions. Vous recevrez des images pour un examen gynécologique et une photographie du profil du bébé lors d’une imagerie fœtale. Le compte rendu médical est transmis au médecin prescripteur. 


Imagerie fœtale de routine

Deux contrôles dits de «routine»  correspondent aux recommandations de la Société Suisse de Gynécologie-Obstétrique pour une grossesse normale (soit un bébé unique en gestation) chez une femme ne présentant pas de facteurs de risque particuliers (maladie maternelle comme le diabète, hypertension artérielle, antécédent personnel de malformation fœtale, petit bébé). Un examen échographique normal, respectant strictement les principes de qualité des directives suisses, ne permet cependant pas de garantir un bébé en parfaite santé.

Examen du 1er trimestre

L’examen du 1er trimestre, réalisé entre la 11e et la 13e semaine d’aménorrhée, a pour but de:

  • S’assurer que la grossesse se développe dans l’utérus,
  • Préciser l’âge de la grossesse et la date du terme,
  • Contrôler la vitalité du fœtus,
  • S’assurer que le bébé n’a pas de malformation détectable (tête, bras, jambes, paroi du ventre…),
  • Compter le nombre de fœtus lors d’une grossesse multiple et préciser le type de jumeaux,
  • Mesurer la clarté nucale ou mesure de nuque : en cas de nuque épaisse, le risque pour le fœtus de certaines pathologies sera plus élevé (trisomie 21, malformation cardiaque…). 

Cet examen du 1er trimestre peut être complété par une estimation de risque de la trisomie 21:   

  • Ce calcul de risque a cependant déjà été discuté au préalable avec votre gynécologue
  • Cette estimation de risque prend en considération : l’âge de la maman, l’âge de la grossesse et la mesure de la clarté nucale ainsi qu’une prise de sang (dosage de 2 hormones issues du placenta). La conduite à tenir est ensuite fonction du résultat : 

    • pas d’autres examens si résultat «négatif», soit inférieur à 1/1’000       
    • geste complémentaire invasif si résultat très « positif », soit par  exemple 1/10,     
    • analyse de l’ADN libre du fœtus (cffDNA pour free fetal cell DNA) dans le sang de la mère ou «test non-invasif» si le risque est supérieur à 1/1'000.

Examen du 2e trimestre

L’examen du 2e trimestre ou «morphologique»,  réalisé autour de la 22e semaine d’aménorrhée, permet de contrôler :

  • Que le fœtus se développe normalement par analyse détaillée de son anatomie et de sa croissance
  • Que la quantité de liquide amniotique est adéquate
  • La position du placenta  

A cette occasion, et si le sexe du bébé est visualisable, vous pourrez être informée, si vous le désirez, s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon.

Durant cet examen, si une anomalie est suspectée, des examens complémentaires devront être discutés (geste invasif ou amniocentèse, autres types d’imagerie par IRM par exemple ou consultations spécialisées de cardiologie, de neurologie, d’orthopédie…).

Examen hors routine sur indication médicale

  • Surveillance de la croissance fœtale ou échographie du 3e trimestre vers la 32e semaine : évaluation de la croissance du bébé afin de s’assurer qu’il grandit normalement. Son anatomie sera recontrôlée, mais il sera plus difficile d‘obtenir un examen complet car certaines structures ne pourront plus être visualisées entièrement (colonne vertébrale, doigts…).
  • Recherche de signes échographiques de trisomie 21 : examen effectué vers la 16e semaine d’aménorrhée ayant pour but de relever, chez le bébé, des signes des principales malformations chromosomiques. En fonction des résultats, une conduite à tenir sera discutée selon les souhaits des parents, soit :
        
    • de continuer le contrôle de la grossesse de façon standard,  
    • de procéder à une amniocentèse,
    • de réaliser une analyse de l’ADN libre du fœtus dans le sang de la maman, cffDNA, ou «test non- invasif»
  • Grossesse multiple : selon le type de jumeaux (ou chorionicité), diagnostiqué à l’examen du 1er trimestre, la surveillance échographique sera très différente :

    • jumeaux bichoriaux : une surveillance mensuelle de la croissance des 2 bébés est indiquée
    • jumeaux dits monochoriaux : une surveillance étroite et spécialisée est effectuée toutes les 2 semaines
  • Contrôle du placenta (position par rapport au col utérin, rapport du placenta avec le muscle de l’utérus) :

    • si le placenta a été décrit comme bas ou praevia lors de l’examen du 2e trimestre,
    • en cas de cicatrice de césarienne, la position du placenta, ses rapports avec le muscle utérin ainsi que son aspect, devront parfois être surveillés.
  • Contrôle du liquide amniotique : dans certaines situations, la quantité de liquide peut être anormale, soit en excès, soit trop faible. Le but de l’examen échographique sera de préciser la gravité de la situation du bébé, d’en chercher les éventuelles causes et de planifier une surveillance jusqu’à la fin de la grossesse.
  • Mesure du col utérin en cas de contractions utérines prématurées : réalisée par voie vaginale afin de préciser au mieux l’état du col de l’utérus (sa longueur et la solidité de sa partie interne) et ainsi de prendre une décision adéquate comme le repos, voire une hospitalisation si nécessaire.
  • Surveillance des grossesses à haut risque, dans les situations suivantes :
         
    • Infection maternelle
    • Suspicion de malformation fœtale    
    • Antécédent familial ou personnel de malformation fœtale  
    • Pathologie maternelle
    • Médication maternelle 

Un examen échographique sera réalisé dès la 16e semaine d’aménorrhée si nécessaire, puis de façon mensuelle afin de préciser l’état du bébé et de son bien-être.

Gestes invasifs : choriocentèse, amniocentèse, réduction embryonnaire. 

  • Les gestes invasifs prénataux (choriocentèse et amniocentèse) sont effectués s’il existe :

    • un risque considéré comme élevé de malformation chromosomique ou d’anomalie génétique fœtale,
    • une suspicion d’infection fœtale (infection par cytomégalovirus par exemple)
  • Le but de ces gestes ainsi que leurs éventuelles complications doivent être expliqués avant la procédure à la patiente.
  • Si une analyse génétique est effectuée, des informations précises concernant le type de résultats et leur interprétation sont indispensables. Il est parfois nécessaire d’avoir un entretien avec un généticien, en fonction du type d’analyse prévue, avant la procédure.
  • Le risque de complication d’un tel geste est estimé à 1%.
  • Avant le geste invasif, le professionnel de santé doit transmettre toutes les informations nécessaires répertoriées dans un consentement éclairé (élaboré par la Société Suisse de Gynécologie Obstétrique). La patiente doit en prendre connaissance et y apposer sa signature.
  • Le délai pour obtenir les résultats est lui aussi discuté.

Déroulement d’une choriocentèse :

  • Geste réalisé par voie abdominale dès la 11e semaine d’aménorrhée permettant d’obtenir une biopsie du placenta, sous contrôle échographique (anesthésie locale)
  • Le tissu prélevé est adressé à un laboratoire de génétique médicale pour la recherche souhaitée (caryotype ou carte des chromosomes ; recherche de maladie génétique connue)
  • Aucune préparation au préalable n’est nécessaire,
  • Recommandation : repos de 48 heures après la procédure.

Déroulement d’une amniocentèse : 

  • Pratiquée dès la 16e semaine, par voie abdominale et sous contrôle échographique, une aiguille est introduite dans la cavité amniotique avec prélèvement de liquide
  • Selon la raison de ce geste « invasif », ce liquide sera adressé soit:
       
    • au laboratoire de génétique (carte des chromosomes, recherche de gènes spécifiques),
    • au laboratoire de microbiologie (recherche virale par exemple).
  • Recommandation : repos de 48 heures après la procédure

Déroulement d’une réduction embryonnaire : 

  • Procédure interventionnelle destinée uniquement à une grossesse multiple de haut rang (grossesse triple, quadruple ou plus). Dans de telles circonstances, si les futurs parents le demandent, on pourra procéder à la réduction du nombre de fœtus. 
  • Procédure largement discutée lors d’un entretien préalable si possible au moins 2 à 3 semaines avant sa réalisation.
  • Attention : ce geste comporte des risques pour les autres fœtus.
  • Recommandation : repos de 2 semaines après la procédure.

L'équipe

Dr Nathalie Beurret Lepori

Spécialiste FMH en Gynécologie Obstétrique
Imagerie fœtale et gynécologique

nbeurretlepori@imagerieduflon.ch

Dr Domenico Lepori

Spécialiste FMH en radiologie médicale
Imagerie sénologique

dlepori@imagerieduflon.ch

Dr Carmen Picht

Spécialiste FMH en radiologie médicale
Imagerie sénologique

cpicht@imagerieduflon.ch

Dr Philippe Sebag

Spécialiste en radiologie médicale
Imagerie sénologique

ph.sebag@gmail.com

Contact


Rue de La Vigie 5
1004 Lausanne
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